Journal d'un terrien

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Physique

physique Il y a un siècle, en 1900, la physique a vécu un état de grâce, le premier et le dernier de son histoire. La mécanique newtonienne,  plus  l'électromagnétisme constituaient les deux piliers d'une science qui pouvait expliquer tous les phénomènes connus.

Tous ? Non : il en restait deux qui résistaient, deux minuscules phénomènes qui défiaient l'analyse, mais personne ne doutait qu'on finirait par leur trouver une explication Tout le reste, absomulement tout, pouvait être expliqué ! Les physiciens vivaient au paradis.

Il y avait tout d'abord l'expérience de Michelson et Morley, qui cherchaient la vitesse du "vent d'Ether", c'est à dire la vitesse à laquelle la terre se déplaçait dans l'univers. Leur idée était simple : si nous mesurons la vitesse de  la lumière dans deux directions, la différence nous donnera la vitesse cherchée. Pour avoir une très grande précision, ils utilisèrent deux interféromètres perpendiculaires, et cherchèrent les "franges d'interférence" qui devaient exister si la terre se déplaçait. Las, ils ne trouvèrent  rien. La vitesse de la lumière semblait rester constante, quel que soit le mouvement du référentiel.

Il y avait aussi la "catastrophe ultra violette". On nommait  ainsi le fait que la théorie électromagnétique ne permettait pas de prédire correctement le rayonnement d'un corps chauffé au rouge. Cette théorie prédisait en effet que l'intensité du rayonnement allait en augmentant vers les hautes fréquences, vers les rayons ultraviolets, et pouvait même devenir infinie ! Ce n'était évidemment pas ce que l'on mesurait : l'énergie se répartit en fait sur une "courbe en cloche", en fonction de la fréquence. 

Bref, pas de quoi fouetter un chat (de schrödinger).

Pourtant. Cinq ans plus tard, en 1905, "l'année miracle" de la physique, tout était remis en question. Deux théories très différentes mais aussi déroutantes l'une que l'autre venaient de voir le jour, et ces deux théories prédisaient correctement tous les phénomènes alors observés, y compris l'expérience de Michelson et la catastrophe utltraviolette. Mais ces deux théories étaient incompatibles avec la mécanique newtonienne, viscéralement. Il fallait tout reconstruire à partir de zéro ou presque. Ces deux théories, c'étaient la relativité restreinte et la mécanique quantique.

Cent ans plus tard, en 2004, la situation est quasiment la même qu'en  1900. La physique a fait d'immenses progrès, tout a été reconstruit, mais la base de tout reste les deux piliers que sont encore la relativité restreinte et la mécanique quantique. Un savant mélange des deux, plus l'électromagnétisme,  permit même de créer une théorie "sublime", l'électrodynamique quantique, laquelle permet d'expliquer tout ce qui se passe dans nos accélérateurs de particules. Oh, il reste bien un minuscule problème : La relativité restreinte et la mécanique quantique sont incompatibles. Elles n'ont pas le même domaine d'application, et à la frontière entre les deux domaines, c'est le flou, c'est le domaine de la "gravitation quantique".

Le physicien Gabriele Veneziano a introduit ce qu'il nomme « espace des théories », formé de 3 axes, dont l'un porte G (constante de gravitation), le deuxième 1/c (inverse de la vitesse de la lumière), le dernier h (constante de Planck) en invitant chacun à l'expérience de pensée consistant à changer les valeurs de ces constantes.

Il utilisa à cette fin une représentation sous forme de cube porté sur trois axes (ci-contre)



 Ainsi :

    * Pour G=0, 1/c = 0 et h = 0 on se trouve en mécanique galiléenne, celle par exemple des boules de billard sur une table de billard ;
    * Pour G>0, 1/c = 0 et h = 0, on se trouve en mécanique newtonienne ;
    * Pour G=0, 1/c > 0 et h = 0, on se trouve en relativité restreinte ;
    * Pour G>0, 1/c > 0 et h = 0, on se trouve en relativité générale ;
    * Pour G=0, 1/c = 0 et h > 0, on se trouve en mécanique quantique ;
    * Pour G=0, 1/c > 0 et h > 0, on se trouve en mécanique quantique relativiste.

Le but est de parvenir à une "théorie de tout", où l'on pourra prendre en compte les trois valeurs G, 1/c et h comme non nulles et regarder ce qui en résulte pour chaque univers correspondant, en particulier le nôtre, pour les valeurs que nous mesurons de ces trois paramètres.

Personne ne doute que la "théorie de tout" va finir par voir le jour, qui unifiera les deux piliers pour la plus grande gloire du Dieu Science. On donne même un bon candidat : la "théorie des cordes". Les physiciens ont du pain sur la planche, mais ils aiment ça, et ils sont encore au paradis.

Je prétends que le roi est nu, et que la bonne théorie n'est ni la relativité restreinte, ni la mécanique quantique, ni la théorie des cordes. Je prétends qu'il nous faut revoir les fondements même de ce que nous croyons savoir, et même de la manière dont  nous raisonnons. je prétends que la physique est dans une impasse, et que ce ne sont pas les travaux des physiciens qui vont l'en sortir, mais ceux des philosophes et des logiciens.

Pourquoi une telle affirmation ? Parce que mes propres travaux me font penser ainsi ! Alors, ami lecteur, plonge toi la dedans toi aussi, et tu verras !


> La suite : Le théorème du Libre-Arbitre

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Commentaires (6) :

Page : [1] 

polarBear
Le 14/07/2017 à 22h57
Un peu n'importe quoi tout cela !

Et certains voudraient même se prendre pour Einstein ?

Pour cela il faudrait d'abord avoir bien compris le pourquoi des différentes branches de la physique.

Je me permets de rappeler que la Relativité est en quelque sorte une physique de l'espace-temps (prolongeant de celle de Newton, cette dernière prolongeant Galilée) où la vitesse de la lumière est à la fois une constante et une limite absolue (qui ne peut être dépassée) alors que la physique Quantique a pour objet le comportement des particules (les photons, les electrons etc...) ce dont la Relativité n'a que faire...

Une Pierre (ein Stein)
Le 14/11/2013 à 20h04
Pierre qui roule n'amasse pas mousse...

Pourquoi tout le monde s'est il lancé dans le facteur de Lorentz ? D'ailleurs qui est de Voigt !

Voila ma physique : La lumière n'est pas une vitesse car c'est une constante et une constante n'a pas de dérivé (une vitesse étant une dérivé c ne peut pas être une vitesse :)

Einstein n'était pas fort sur les concepts !

c est une pulsation angulaire w=1/sqrt(L*C)=c=1/sqrt(µ*s),en changeant le nom des variables, on change complétement la signification des concepts de Lorentz

La cerise sur le gâteau :

Equation que j'ai formulé :µ=mu=1/pi*360E-8 et s=epsilon=1/(pi*360E+8)

donc w=c=1/sqrt(u*s)=314159265 et surtout Ether = Z = impédance du vide =360 ohms = 2*pi =360°

Voila d'où provient cette fameuse origine des 360°

Copyright Une Pierre
astrophysichienhotmailfr
Le 01/05/2013 à 11h45
Nous sommes à la recherche de personnes intéressées par la science et la philosophie dans l’esprit qui suit.

La connaissance des mathématiques et physiques de très haut niveau peut être un handicap autant qu’un atout.

astrophysichien@hotmail.fr

Cordialement.



Le Monde – Vous proposez une cosmogonie intégralement inédite reposant avant tout sur la seule réflexion ?

Pierre et Joëlle – Oui. La seule façon épistémologiquement correcte d’accéder aux lois canoniques de l’Univers est d’y parvenir par la voie de l’esprit, de verrouiller le raisonnement par une seule indiscutable observation et de garder en mémoire qu’une seule infraction constatée dans le cosmos, ici ou là, hier ou demain, rendrait la théorie caduque. La rationalité de l’Univers et celle de toute manifestation de vie sont de fait des propositions équivalentes.

Le Monde – N’a-t-il pas a été raisonné ainsi depuis toujours ?

Pierre et Joëlle – Non. Dans un environnement social et intellectuel où l’usage, la foi et l’autorité suffisaient pour décider, MAGISTER DIXIT, que des résultats répétibles étaient le fruit de lois universelles, il aura suffi qu’une pomme tombât d’un arbre, ici ou aux antipodes, pour étendre sans vergogne sa loi de chute à l’Univers. Le raisonnement est faux et il est indélicat, Einstein et d’autres l’ont fait, d’en appeler à la magnanimité de Dieu pour se justifier. Ou alors faudrait-il poster un saint Thomas en tous les points, espace et temps, d’Univers ?!

Le Monde – Vous n’avez pas une seule fois mentionné Dieu dans vos réflexions ?

Pierre et Joëlle – Dieu merci, nous ne recherchons pas le succès médiatique : notre réflexion se veut d’une rationalité irrécusable, opposable à l’Univers entier, à toutes les époques. Nous avons la sagesse toutefois de poser en postulat que l’on ne connaîtra jamais les tenants et les aboutissants ultimes de l’Univers. Mais nous relevons aussi que la démarche scientifique permet bien souvent de faire litière de quelques incongrues coquecigrues pour les remplacer incontinent par de modernes balivernes…

Le Monde – Les sciences objectives sont pourtant basées sur des mathématiques indiscutables !

Pierre et Joëlle – Lorsque le physicien Lorentz a sollicité du mathématicien Henri Poincaré ( Neufchâteau ) la conception d’un d’espace-temps où les équations d’électromagnétisme de Maxwell seraient respectées, Poincaré a façonné une théorie d’une époustouflante beauté et strictement inattaquable au plan mathématique. Que le temps acquît une person¬nalité propre (mathématique oblige), qu’il devînt un acteur majeur dans un soi-disant espace à quatre dimensions, voici qui n’était ni de son ressort ni de sa responsabilité. Puis, de Lorentz à Einstein, la psychodramatisation de l’espace s’est déchainée dans une atmosphère de mystères initiatiques, avec force trous noirs ou matière manquante, le nombre de dimensions d’espace a grimpé au ciel de façon exponentielle et, afin de donner corps à la matière, des chercheurs impatients ont à chaque lever de soleil cédé au rituel solennel de créer des champs virtuels d’ondes artificielles…

Le Monde – La théorie d’Einstein est-elle fondée ou non ?

Pierre et Joëlle – À l’évidence, non. L’espace n’est ni isotrope, ni lisse, ni vide au sens où les mathé¬matiques l’exigent, la notion de force est première et ne souffre pas la manipulation, les lois statis¬tiques ne marchent pas au canon, et, pour ce qui est du temps, l’horloge de grand-maman, comtoise dans le salon ou atomique dans un avion à réaction, restera à jamais l’irréfragable entité causale dans l’Univers, reliant la poussière à la terre, colligeant lumière et matière. Chemin faisant, sur la base seule de logistique tautologique, une fois le temps remis à sa place, nous avons établi les lois canoniques de la gravitation, reconnu obligatoire l’existence d’une particule élémentaire universelle, identifié les champs de lumière à ceux de la gravitation et bâti un modèle flaccide d’un Univers connexe et où tout pourrait être lumière.

pjh



Weisme
Le 04/09/2010 à 17h25
Je pense également qu'il y a un écueil fondamental dans la physique actuelle ; et sans affirmer qu'en sortir résoudrait les incompatibilités actuelles, comment cela ne pourrait-il pas aider à progresser ? C'est la simple restriction à la seule discipline physique. On voit d'ailleurs de plus en plus de propositions sortant légèrement de ce cadre si rigide, voire des remises en question radicales de sa pertinence. Les théories informationnistes en sont un exemple, comme beaucoup d'autres... Les principes du libre-arbitre sont un de ces cas qui empiètent sur l'homme, la cognition, la philosophie. Éclectisme est un maître mot, après tout on ne perçoit pas le monde avec un seul de nos sens.
azeruto
Le 08/05/2010 à 17h51
je voudrai etre un scentifique
Dionysos
Le 10/11/2009 à 20h05
J’ai lu votre article avec attention, ce que je pense ni les physiciens ni les philosophes ni logiciens peut sortir la physique de son impasse ! Seul la personne qui voix les change autrement d’un angle défirent et des visions imposées jusqu'a présent par les deux théories qui sont la mécanique quantique et la relativité restreint! Je pense aussi que c'est ce que Einstein lui même à fait en développant ces théories! Il n'a pas adopté une vision newtonienne !ce que pense la clef du mystère c’est cette quantité étrange que nous appelons Temps !!!!


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