Journal d'un terrien

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Le réchauffement de la planète

Bon, tout le monde est d'accord : la température à la surface de la terre a augmenté de 0,6 °C  au cours du XXième siècle. En voici la preuve absolue. Faut-il s'affoler ? A priori, pas de quoi fouetter un chat : Zéro virgule six degrés de plus, tant mieux en fait, 'fera moins froid en hiver, et en été on pourra se balader presque à poil même la nuit, ça sera plus fun. Je sais bien qu'il y a des tristes sires et des cassandre pour dire que le réchauffement va continuer, ben dans un siècle y fera 1,2 degrés de plus (J'ai bon ? J'chu fort en theuma),  et alors ?

Comment, vous dites ? Ça va s'accélérer ? Mouais. Mais de combien ? Vite ou pas vite ? De plus en plus vite ? Exponentiellement ? Ça veut dire quoi ? Attendez, là, dites moi tout : quelle température y f'ra en 2100, par exemple, par rapport à aujourd'hui  ? Sept, huit degrés de plus... et pendant toute l'année... Ah oui, tant que ça ? Ça va faire chaud en juillet, des canicules à plus cinquante, faudra passer les vacances en arctique...  Quoi, la glace aura fondu ? Oh la là, c'est pas drôle votre histoire.. et dans cent cinquante ans, ça s'ra comment ? Vous dite ? Vingt degrés de plus ? Vous n'êtes pas sérieux !

La petite histoire ci dessus montre un comportement typique de chacun de nous :  face à un problème qui nous dépasse, la première réaction est de nier le problème : Les température prévues dans un siècle ou deux ne nous font ni chaud ni froid (ah ah !) vu que nous seront tous mort à cette date, et puis tout ça c'est des prédictions alarmistes pour nous faire sucer moins de pétrole, et nous fourguer des centrales nucléaires, pas vrai ? Mais pourtant le problème subsiste et il est très sérieux parce que trois choses sont vraies dès aujourd'hui, et la conjonction de ces trois petits faits fait du froid... dans le dos 

Si vous voulez bien,  on va les prendre un part un, ces petits faits, et voir un peu leur origine et leurs conséquences. Et puis à la fin on se posera les bonnes question : Pourquoi en est-on arrivé là ? Qu'est qu'on peut faire ? Qu'est ce qu'il faut faire et ne pas faire ? Est-ce qu'il est encore temps ? (pour ceux que ces questions gavent et qui voudraient la réponse tout de suite : oui, mais c'est presque trop tard et de toute manière il y aura de gros dégâts. Vous pouvez contribuer de manière substantielle à réduire ces dégâts en lisant ce qui suit et  les pages actions sur ce site)

L'effet de serre

La température moyenne au sol sur la planète terre est actuellement de 15°C. Or ce n'est pas du tout la température que le sol devrait avoir s'il n'y avait pas d'atmosphère : sans atmosphère, la température résulterait uniquement de l'équilibre entre la chaleur reçue par rayonnement (principalement dans les longueurs d'ondes visibles) du soleil et celle réfléchie (par rayonnement également, mais infrarouge) par la terre dans l'espace. Elle varierait de -170°C la nuit à +120°C le jour (soit grosso modo la même chose que sur la Lune) Ça nous fait une moyenne de -25°C. 

Il se trouve que l'air a la propriété d'être très transparent aux radiations visibles mais bien moins aux infrarouges  : l'air absorbe donc une partie de la chaleur rejetée par la terre et la renvoie vers elle, comme dans une serre où le verre renvoie les infrarouges vers  l'intérieur. L'effet de serre n'est donc pas nouveau, il existe depuis a nuit des temps et il permet à notre bonne vielle planète d'être plus chaude en moyenne de 40°C que ce qu'elle serait sans cet effet. En plus, l'atmosphère adoucit (et pas qu'un peu)  les écarts de température entre jour et nuit, heureusement sinon la fabrication de mouchoirs serait la principale industrie humaine vu qu'on serait tous enrhumés, et en plus on se caillerait salement.

L'air est un gaz complexe fait de vapeur d'eau et d'air "sec", lui même  fait d'un mélange de plusieurs gaz (principalement l'azote : 78,9% en volume, et l'oxygène : 20,95%) Il contient quelques traces (1%) d'autres gaz dont certains sont pourtant important car ils absorbent les rayons infrarouges : ce ce sont les fameux gaz à effet de serre. Ces gaz sont :

Avant de Causer du CO2, un mot sur les autres ; Avant l'âge industriel le méthane était produit par l'estomac des ruminants, vaches et élans. Ce gaz n'est pas produit en grande quantité par les volcans : il est d'origine biologique ; ainsi la détection (avec un télescope équipé d'un spectromètre) de méthane sur une autre planète signifierait sans doute la présence de vie. Peut être est-ce ainsi, par la grâce d'un pet de ruminant extra terrestre, que l'on trouvera un jour la vie parmi les étoiles. Fin du quart d'heure po(u)ètique. 

Le méthane est un gaz dont la capacité à créer un effet de serre est vingt fois plus forte que celle du CO2. Aujourd'hui le méthane est de plus en plus produit par le bétail (surtout celui alimenté par des granulés industriels), mais aussi par les fuites des gazoducs. Son niveau a augmenté de 250% depuis 1900. 

L'oxyde nitreux est dégagé par les engrais artificiels ; son niveau a augmenté de 20% depuis 1900. Lui aussi a une forte capacité à bloquer les infra-rouges. Les CFC sont utilisés dans les réfrigérateurs et les aérosols ; en plus d'être des gaz à effet de serre, ils attaquent la couche d'ozone. Leur usage est réglementé dans les pays industrialisés, mais il faudrait les interdire définitivement car ils peuvent rester dans l'atmosphère des milliers d'années et s'y accumulent... (l'oxyde nitreux peut y rester 100 ans, le méthane 12 ans, le CO2 entre 100 et 200 ans).

Aussi étonnant que cela puisse paraître, on sait mesurer le taux de gaz a effet de serre que l'atmosphère a contenu dans le passé. Pour les quelques siècles qui nous précède, on analyse ce qui peut subsister de  récipient hermétiques, comme des flacons et bouteilles (si vous possédez un flacon apparemment étanche et vieux de plusieurs siècle, ne l'ouvrez pas, l'air qu'il contient pourrait intéresser un universitaire ou un scientifique !) Pour aller (bien) plus loin on procède par carottage dans l'arctique et l'antarctique : les échantillons de glace très profond et donc très vieux que l'on remonte contiennent de minuscules bulles d'air que l'on peut analyser. On s'est alors aperçu que jamais le niveau de CO2 n'avait été aussi élevé (en tout cas depuis des centaines de milliers d'années), et qu'il avait bondi de 33% depuis 1900. Clairement, ce bouleversement de la composition de l'atmosphère est dû à l'homme. 

Voici le taux de CO2 depuis cinq milliards d'années (c'est à dire depuis la création de la Terre). On voit que dans le passé très lointain l'atmosphère contenait beaucoup plus de C02 que maintenant, mais c'était avant l'apparition de la vie. Lorsque la vie est apparue, il y a 3 milliards et demi d'année, elle a transformé ce gaz carbonique en oxygène (par photosynthèse). Jusqu'à ce que l'atmosphère contienne environ 25% d'oxygène et seulement quelques traces de CO2. Les choses en sont restées là pendant 2 milliard d'années.

Pendant les derniers 600 millions d'années toutefois on note une tendance globale à la décroissance du C02, même s'il y a eu une remontée il y a 220 millions d'années, puis une plus petite au crétacé il y a 65 millions d'années. Le taux de CO2 était alors cinq fois le taux actuel. Mais il faut noter que ces changements se sont produits sur des périodes très longues.  Dans le passé plus récent, tout s'accélère :

Dans les derniers 500 000 ans, le taux de C02 (courbe rouge) est resté à peu près constant, oscillant entre 200 et 280 parties par million. On note la corrélation extraordinaire entre la concentration de C02 et la température moyenne (courbe jaune).  Mais depuis un siècle tout à changé. Actuellement le taux de C02 augmente en moyenne de 2 parties par million chaque année. Il est de 370 ppm, mais dans un siècle il pourrait atteindre 600  ppm, soit plus qu'il n'y en a jamais eu depuis 60 millions d'années.

Plus personne ne conteste aujourd'hui que c'est cette modification de la composition de l'atmosphère qui est la cause du réchauffement climatique déjà enregistré (rappelons le, +0,6°C depuis cent ans, mais le rythme s'accélère beaucoup).

émission de CO2 dues à l'homme
électricité 43% transports 25% industrie 19% incendies de forêt 13%

Au total, 23 milliards de tonnes de CO2 par an en 2007. Probablement 35 en 2020...

Émissions dues à la respiration des animaux et des humains

Je dois ici pour être honnête noter un fait curieux : personne ne semble avoir calculé  les émissions de CO2 dues à la respiration des animaux... et des humains. Allons-y donc :

Un être humain dont le volume pulmonaire est de 1 dm3 rejette environ 4% de CO2 (en volume) à chaque respiration , soit 15 fois par minute.

Ce qui nous fait  1 x 0,04 x 15 x 60 x 24 = 864  dm3 par jour
Soit, puisque la masse molaire du CO2 est de 44cg (pour 22,4 litres à pression normale) :
864*365.25*44/22.4/1000 = 620 Kg de CO2 par an...
6 milliards d'êtres humains rejettent donc 3,7 milliards de tonnes de CO2 par an

Si on suppose que les animaux rejettent du CO2 proportionnellement à leur masse, et que la masse cumulée des animaux aérobies représente 10 fois celle de tous les humains (hypothèse très conservative), cela fait 37 milliards de tonnes... à comparer avec les 23 milliards de tonnes dues à nos activités. C'est très étrange car on n'en parle jamais (il est vrai que personne n'aurait à l'idée de réduire substantiellement la population animale... ou humaine !)  Ou bien j'ai fait une erreur quelque part ? Si oui, merci de me la signaler !

Bon je vous mets ici une image sur le cycle du carbone provenant de Wikipédia (sous licence GNU) :

Cycle du carbone (Source: Wikipedia, Licence GNU)

L'emballement

Le problème c'est que l'effet de serre s'accentue, et il s'accentue de plus en plus vite. Pourquoi ? Trois raisons :

Tout d'abord parce que les émissions de gaz à effet de serre sont en constante augmentation. Les signataires de la déclaration du sommet de Rio (1992) promettaient de stabiliser leurs émissions au niveau de 1990. Or 1990 est loin et Les grands pays pollueurs n'ont strictement rien fait : les émissions de CO2 depuis 1990 ont augmenté de 11,5% aux USA, 10% au japon, 13,2 % au canada, 15% en Australie. 

Le protocole de Kyoto (1997) allait plus loin en proposant comme objectif le niveau d'émission de 1990, moins 5,2% (chiffre accepté avec réticence par les politiques après que les scientifiques eussent proposé -60%, ce qui suscita un beau tollé). Mais les pays en développement se sont arrangés pour être exonérés de leurs devoirs "pour ne pas remettre en cause leur développement" (donc un grand merci aux dirigeants Chinois, mais rassurez-vous, un jour  vous devrez payer). Quand aux grands pays industrialisés, soit ils n'ont pas signé le protocole, soit ils se sont arrangés via l'échange de "droits à polluer", pour .. ne rien faire. En Europe par exemple on plante plus d'arbres qu'on en coupe et donc l'Europe a fait valoir qu'elle créait des "puits de carbone" et pouvait donc s'abstenir (partiellement) de limiter ses émissions. C'est au moins un argument qui peut être légitimement retenu... si on ne triche pas sur les chiffres.

Le cas des états unis est encore plus spectaculaire. Je cite texto les propos imbéciles d'un individu célèbre dont les initiales sont G W B, connu aussi sous le nom de "W", et qui est président du pays le plus riche du monde, lequel émet déjà 25% du CO2 mondial :

Je m'oppose au protocole de Kyoto parce qu'il exempte 80% du monde de s'y conformer et qu'il risque de faire du mal à l'économie américaine. Il y a un consensus sur le fait que le protocole de Kyoto est injuste et un moyen inefficace de répondre au problème du changement climatique. Kyoto est à bien des égards irréaliste. L'objectif lui même a été fixé arbitrairement et non en fonction de données scientifiques. Pour les états unis, se soumettre au protocole aurait un impact économique négatif et, quand vous examinez tous ses défauts, la personne la plus raisonnable comprendra que cet accord n'a pas de sens. 

Ça fait frémir, non ?

Mais il y a encore plus grave : Il se trouve que les océans de notre planète contiennent aussi du CO2 dissous, et pas qu'un peu : plus de 6000 fois le total des émissions mondiales annuelles. La toundra, le permafrost des sols sibériens, environ cent fois. L'ensemble des forêts du monde en comparaison ne contient que quarante fois cette masse. On voit que l'essentiel du CO2 sur terre se trouve dans les océans. Or la capacité des océans à retenir le CO2 dissous diminue avec la température : autrement dit, plus le monde se réchauffe, plus les océans libéreront les quantités (énormes) de CO2 qu'ils contiennent, ce qui ne va pas arranger les choses.  Mais il y a pire : la vase déposée au  fond des mers, en bordure des continents, contient  dix mille milliard de tonnes d'hydrates de méthane, soit treize fois plus que ce qu'en contient l'atmosphère. Or ces cristaux d'hydrate de méthane sont très instables et sont susceptible, au moindre réchauffement, de libérer d'énormes quantités de méthane (gaz très "effet de serre-gène", rappelons le). Aïe Aïe Aïe ! 

L'emballement....

Et ce n'est pas tout ! L'augmentation en de la température moyenne de l'air, en faisant fondre les glaces et la neige, rend le sol terrestre en moyenne plus sombre. En astronomie, on dit que l'albedo d'une planète est la proportion de la lumière solaire qu'elle réfléchit. Quand le sol s'assombrit, l'albedo diminue et la planète absorbe davantage de lumière et de chaleur solaire, ce qui la fait se réchauffer encore davantage. C'est ce qui est en train de se produire sur terre : les glacier, les calottes arctique et antarctique fondent, et le réchauffement s'accélère encore plus.

L'astronomie nous fournit un parfait exemple de ce qui peut arriver lorsqu'une planète connaît ainsi un emballement de son effet de serre naturel : il arrive un point de non-retour où plus rien ne peut l'arrêter. Le résultat est la situation que connaît la planète Vénus : elle est entourée d'une atmosphère très épaisse et composée à 90% de CO2, le reste étant de la vapeur d'acide sulfurique (charmant !). La température au sol y est de Cinq cent degrés Celsius. Voila ce qui nous attend si nous laissons faire !

Et Alors ?

A l'inverse il y a vingt mille ans, pour une raison  astronomique, mais aussi par suite sans doute d'une éruption volcanique particulièrement violente qui projeta dans l'atmosphère une immense quantité de poussières (qui augmentent l'albédo), la terre connut un léger refroidissement : La superficie des glaces polaires, des glaciers et des pôles augmenta, et de même l'albédo de la terre. Et puisque tous ces sols blancs n' absorbaient quasiment plus la lumière solaire, la température moyenne baissa encore et la superficie de glace augmenta, ce qui accéléra le refroidissement et finit par plonger notre planète dans une ère glaciaire qui dura six mille ans et fut sans doute assez terrible à supporter pour nos ancêtres : par exemple les glaces polaires descendaient jusqu'à la Loire, au centre de la France... (C'est sans doute à l'occasion de cette ère glaciaire que les premiers humains, empruntant le détroit de Béring gelé, gagnèrent l'Amérique du nord en venant d'Asie). Il y a quatorze  mille ans, l'ère glaciaire prit fin et la température moyenne de la planète se stabilisa à 15°C. Elle resta remarquablement constante sur cette valeur pendant quatorze mille ans, très précisément jusqu'au début du XIXième siècle. Puis elle recommença à remonter, à un rythme sans précédent.

Pour être honnête Il y a un fait remarquable, scientifiquement parlant, c'est que tout le monde s'accorde pour dire comment les ères glaciaires commencent, mais personne ne sait comment elles finissent ! Alors bon, c'est vrai, la climatologie n'est pas encore une science exacte et parfaite : Mais arguer de ses insuffisances (comme Bush) pour se voiler la face et se dire "bof, la nature se débrouillera bien toute seule pour corriger le tir", c'est résolument faire l'autruche ! Pire : c'est criminel.

Il y a une dizaine d'années, je me disais encore : Bon, OK, mais la Terre a connu des tas de hauts et de bas, des périodes chaudes et froides, des ères glaciaires et des périodes tropicales, donc il n'y a pas lieu de s'inquiéter de tout ce tintoin à propos du réchauffement climatique.... Pas vrai ?

FAUX ! Relis ce qui précède, ami lecteur : la situation que connaît notre planète est sans équivalent dans le passé. Jamais l'atmosphère n'a contenu tant de gaz a effet de serre depuis les temps géologiques (et on en émet de plus en plus !). Jamais  le rythme du réchauffement n'a été aussi rapide. Jamais il n'était accéléré autant. Jamais on n'a été aussi proche du point de non retour, de l'emballement. N'oublions pas Vénus !

Et pour corser une situation catastrophique qui n'en n'avait vraiment pas besoin, il se trouve que des changements climatiques minimes ont de très sérieuses répercussions. Je ne le croyais pas : après tout, en 2003, avoir 0,6°C de plus en moyenne qu'il y a cent ans, ça devrait être insignifiant, on devrait même pas s'en rendre compte, s'pa ?

Re-FAUX ! Les conséquences du réchauffement se font déjà sentir, et elles nous coûtent déjà très, très cher, sans que nous nous en rendions compte, car les politiciens et surtout les lobbys industriels entretiennent le black-out sur le sujet. Dans dix ans, vingt ans, ce sera la catastrophe généralisée. Attendez vous a un décuplement de vos primes d'assurance. Je suis sérieux.

> La suite: On gaspille l'énergie !
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Commentaires (26) :

Page : [1] 

Goran Ivramovic
Le 16/01/2013 à 20h50


Bonsoir, monsieur Boisse.



Vous affirmez que 43% des émissions de CO2 sont dues à l'électricité, et qu'au total la production de CO2 est de 23 milliards de tonnes par an en 2007. Cela fait donc 9,89 milliards de tonnes de CO2 par an à cause de la production électrique.



L'électricité mondiale totalise 18806 milliards de kWh au cours de l'année 2007, dont 12740 TWh issus des combustibles fossiles. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Production_d'%C3%A9lectricit%C3%A9#Origine_de_la_production_dans_le_monde_en_2007.5B3.5D



Sur ces 12740 TWh issus de la combustion des énergies fossiles, et sachant que 900 g de CO2 sont équivalents à 1 kWh électrique (d'après l'ADEME), alors la production mondiale de CO2 à cause de l'électricité serait plutôt de 11,47 milliards de tonnes par an (en 2007). À comparer avec les 9,89 milliards de tonnes de CO2 qui sont les 43% étant d'origine électrique. Même si cela reste dans le même ordre de grandeur, il y a une différence massique de 16%.



La science ne consiste pas à écrire des prophéties ni à recopier des textes (même officiels). La science a une démarche basée sur l'évaluation critique des informations afin d'éprouver leur solidité.



Voici une deuxième analyse. Vous affirmez que «Il y a quatorze mille ans, l'ère glaciaire prit fin et la température moyenne de la planète se stabilisa à 15°C. Elle resta remarquablement constante sur cette valeur pendant quatorze mille ans».



Je me suis bien renseigné : le taux de CO2 il y a 14000 ans était de 333 à 335 ppmv, tandis que le taux de CO2 au début du XIXe siècle était de 280 ppmv (avant l'ère industrielle), et, de plus, il y a 14000 ans la température moyenne était plus basse de 4 à 5°C par rapport à aujourd'hui ! Source : http://www.aqua-bio.net/cegep/101-Z11/Cours4-Changements_climatiques.doc Donc quand vous dites que le climat fut parfaitement stable depuis les 140 derniers siècles, c'est faux. La température moyenne a bien augmenté au cours des 14 derniers millénaires.



Autre preuve : «À partir de -12000 ans (donc il y a 14000 ans), on observe que l'isotope 18 de l'oxygène des carbonates des foraminifères a diminué, ce qui correspond à un réchauffement des eaux. Les coraux montrent que depuis 12000 ans il y a élévation du niveau marin». Source : http://raymond-savignac.entmip.fr/lectureFichiergw.do?ID_FICHIER=947



De plus, la grotte Cosquer fut habitée jusqu'en -15000 (jusqu'à il y a 17000 ans), et les peintures rupestres représentent des bisons, des phoques et des pingouins, preuves d'un climat plus froid qu'aujourd'hui. Ensuite, suite à la montée des eaux, la grotte fut abandonnée, elle est maintenant immergée sous 36 mètres d'eau de mer.



Depuis 14000 ans, le réchauffement s'est poursuivi pour atteindre un optimum climatique (il y a 8 à 9000 ans) puis un palier (période inter-glaciaire). La stabilité du climat est totalement illusoire, le palier n'est pas une limite stricte comme une asymptote, et il existe des amplitudes thermiques depuis 8000 ans. Entre -12000 (il y a 14000 ans) et -7000 (il y a 9000 ans), entre la fin du Pléistocène et l'optimum climatique du début de l'Holocène, la température a beaucoup augmenté. Dire que la température moyenne est restée constante à 15°C pendant 14000 ans est faux.



«La remontée du niveau des océans (amorcée à la fin du glaciaire à environ -100 mètres avec le début de la fonte des inlandsis de l'hémisphère nord) s'est poursuivie, depuis environ -35 mètres, jusqu'au niveau actuel, atteint il y a environ 6 000 ans.» Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Holoc%C3%A8ne Donc entre -12000 et -4000, la température moyenne du climat a certainement augmenté. Ensuite, ça s'est ralenti, mais la courbe thermique ressemble franchement à un signal sinusoïdal (mais absolument pas à un électrocardiagramme plat)...



Vous devriez même relire vos pages et les rééditer, et de citer vos sources...

Prendre conscience des menaces environnementales est une nécessité, mais il vaut mieux être crédible, sinon on risque de perdre durablement la confiance du grand public.



Cordialement.





Goran Ivramovic

Goran Ivramovic
Le 11/02/2011 à 19h48
En tapant dans Google les mots-clés "éoliennes escroquerie arnaque", on tombe sur des liens explicites :



http://www.associations-patrimoine.org/article.php?id=257&dossier=2



http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/02/08/01006-20080208ARTWWW00644-eoliennes-miracle-ou-arnaque-.php



On peut en raconter autant sur le dossier noir des biocarburants...
Serge Boisse
Le 05/02/2011 à 13h28
@Goran Ivramovic:

Merci de tes remarques ! C'est vrai, j'ai été un peu vite en disant que le taux de CO2 n'avait jamais été élevé. En réalité, c'est la vitesse d'accroissement de ce taux qui n'a jamais été aussi élevée. J'ai donc corrigé l'article en y incluant des figures montrant comment le CO2 a varié dans le passé.

OK, personne ne sait quelle est la limite du taux de CO2 au delà de laquelle le réchauffement deviendrait irréversible. Mais est-ce une raison pour prendre ce risque, qui serait celui de l'anéantissement de toute vie sur terre comme cela s'est produit sur Vénus ?

Quant à tes remarques sur les éoliennes sur la mer, pourquoi est-tu contre ? L'énergie éolienne est une bonne chose !
Goran Ivramovic
Le 01/02/2011 à 19h02
Je me permets de relever des erreurs dans les remarques écrites en caractères gras dans cette page :



* Jamais le taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère n'a été aussi élevé depuis l'apparition de la vie sur terre (il y a 3,5 milliards d'années)



Faux, vous ignorez par exemple qu'au Crétacé,il y a 65 millions d'années, le taux de CO2 était 5 fois le taux actuel. Aussi il y a 4,5 milliards d'années, on pense qu'il y avait environ 100 000 fois la quantité actuelle de CO2 dans l'atmosphère.



Source : ENS de Lyon.





* Il suffit d'une variation infime de la température moyenne pour déclencher de grosses catastrophes.



Des catastrophes ? Elles ont toujours existé. Vous sous-entendez que les catastrophes n'existeraient pas ou seraient moindres si le climat était idéalement stable ? Des changements climatiques ont toujours existé, bien avant l'apparition de l'Homme. De plus, l'espèce humaine est apparue grâce à un réchauffement climatique, Yves Coppens lui-même l'atteste. Un réchauffement ne signifie pas forcément QUE des catastrophes.



* La biosphère ne s'autorégule que dans certains limites : au delà il existe un risque d'emballement comme celui qui a eu lieu sur Vénus, et plus rien ne peut l'arrêter.



Justement, quelle est cette limite ? Existe t-elle ?

Vos affirmations inspirent plus la peur que l'esprit critique, vous le savez.



Il faut relever une grosse différence entre la rigueur de l'écologie scientifique, l'écologie politicienne créatrice d'impôts nouveaux (+ le business du "développement durable"), et l'écologisme idéologique propre à certains esprits intellectuellement malhonnêtes.



Oui, la Terre s'est réchauffée de 0,6°C en environ 150 ans, mais la Terre se réchauffe depuis plus de 9000 ans, nous sommes dans une période interglaciaire. Mais l'alarmisme écolo qui instrumentalise la science est abusif. On construit la science avec des faits, pas avec des prophéties ni avec le déni des données quantitatives du passé ! De plus en science, de nombreuses incertitudes subsistent, mais l'écologisme émet des vérités dogmatiques qui ne se prêtent pas au critère nécessaire de réfutabilité.



L'écologie a centralisé la climatologie au coeur des débats, mais ce serait négliger d'autres combats urgents. Les abeilles sont en grand danger d'extinction. Pas à cause du climat, mais à cause de cette abomination que sont les pesticides. Mais non hélas, les écolos sont focalisés sur la fin du monde de 2012, et puis aussi le lobby du développement durable fait construire des éoliennes même jusque sur la mer (pourquoi pas sur la lune pendant qu'on y est ?) On veut nous faire croire qu'on va sauver la Terre en faisant payer les contribuables, un peu comme la quête à l'église pour obtenir le salut et pour avoir bonne conscience, alors qu'interdire les insecticides ne coûte rien.



Les médias, la politique et la mouvance écolo décrédibilisent la science et il faut que ça cesse. Il est temps de repartir sur des bases scientifiques rigoureuses, transparentes et honnêtes. Ne laissons pas le pouvoir et l'argent s'ériger au-dessus de la science. Ce n'est pas en ayant peur ni en payant des taxes que l'on pourra agir, mais avec de l'esprit critique. Voila le fond du problème. Je ne suis pas climato-sceptique, mais je dénonce l'alarmisme pervers qui trahit complètement la méthodologie scientifique. Merci de votre attention.



Aimablement.



Goran Ivramovic

Thomas
Le 24/09/2010 à 03h13
Bonjour,



Concernant le CO2 rejeté par les humains et les animaux, vous faites une erreur de raisonnement classique :



Le souci avec le CO2 rejeté par combustion du pétrole est qu'il fait ressortir dans l'atmosphère du carbone enfoui dans les profondeurs depuis très longtemps, en très peu de temps.



Alors que le CO2 que nous expirons appartient au cycle normal de circulation du CO2 (il provient en fait du carbone que nous avons absorbé dans notre nourriture).



L'accroissement du nombre d'êtres vivants ne fait donc qu'accélérer le rythme du recyclage, mais en aucun cas n'accroît la teneur en CO2 de l'atmosphère.
gwadéric
Le 28/07/2010 à 19h20
Concernant les émissions potentielles de méthane, je vous conseille aussi la lecture de l'article "methane: la bombe a retardement" de steve connors du 23/09/08 sur le site http://terresacrée.org rubrique "rechauffement climatique". Il semblerait que l'émission de CO2 a coté de cela soit une aimable plaisanterie . . .

"
Green Man (le vrai)
Le 26/03/2010 à 01h44
Je ne suis pas persuadé que l'homme y soit pour grand chose dans le réchauffement climatique. Sans aller jusqu'à croire sur parole le film La grande arnaque du réchauffement climatique" (google est votre ami), j'ai assisté à la conférence de Vincent Courtillot à l'Université de Nantes, et ça m'a donné à réfléchir. La voici :

http://www.js.univ-nantes.fr/14918022/0/fiche___pagelibre/&RH=1246367987292

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas une mauvaise chose de lutter contre, mais peut-être pas en emplissant les poches de la Finance Internationale avec une taxe carbone qui servira sans doute en premier lieu à éponger la dette...
omdeboi
Le 02/01/2010 à 23h35
bonsoir,

je connais très bien la différence entre une prévision climatique et la météorologie. mais celle-ci nous révèle à quel point nous connaissons encore bien mal les mécanismes thermiques de notre planète.



donc je maintiens, ces modèles mathématiques sont absurdes.



je vous invite à consulter le site suivant:

http://www.pensee-unique.fr/theses.html



vous êtes un scientifique, ça devrait vous intéresser... et vous interpeler, tout comme moi. je croyais aussi à cette histoire de CO2, jusqu'à ce que la curiosité me pousse à fouiner un peu... quand on insiste trop dans les médias, j'ai tendance à me méfier.

il n'empêche que tout cela n'est pas négatif, car bien sûr qu'il ne faut pas gaspiller l'énergie, et qu'il faut cesser de polluer et de saccager la planète. sur ce point nous sommes d'accord. mais je crains que cette escroquerie ne serve qu'à faire diversion, vis-à-vis de problèmes plus graves.

et peut-être même qu'on va devoir nous rationner la respiration, qui sait? (humour)



heu oui, "homme des bois", car déjà enfant, je courrais dans les bois. mais civilisé et instruit des sciences physiques et de l'électronique. :-)



à part cela, je vais m'intéresser de près à vos réflexions sur la conscience. je travaille également sur un programme de recherche -personnel- sur ce sujet.



très cordialement
Serge Boisse
Le 30/12/2009 à 10h27
Cher omdeboi (homme des bois ?), je suis au regret de vous contredire partiellement :

Dans le calcul de l'effet de serre, l'abondance (la pression partielle) d'un gaz est pondérée par son indice d'absorption des infrarouges. Ainsi un gaz comme le méthane (heureusement peu abondant) se retrouve avoir a peu près le même impact que la vapeur d'eau (très abondante).

Vous avez raison sur un point, l'effet de serre est bien nécessaire. Sans lui la planète serait entièrement gelée.

La décrue de réchauffement n'a pas commencée ! Il est possible (mais pas certain) par contre que nous entrions dans une "phase plateau" pour une dizaine d'année, du fait de la baisse de l'activité solaire. Mais ne nous leurrons pas, ce que nous injectons dans l'atmosphère, nous le payerons un jour.

Quant à vos considérations sur les prévisions, vous vous trompez complètement : on ne modélise pas du tout le climat de la même façon que le temps qu'il fait ! Les modèles et variables sont totalement différente. La modélisation du climat n'a absolument pas pour but de "prévoir la météo" dans dix ou 20 ans, ce qui est en effet impossible, mais de prévoir les conditions climatiques MOYENNES qui règneront dans différentes régions du globe à ces échéances.

Mais pour les banquiers, nous sommes d'accord ! Seuls les gouvernements ont encore (pour combien de temps) un peu de pouvoir pour faire changer les choses.
omdeboi
Le 30/12/2009 à 09h07
cette diatribe alarmiste n'est pas sérieuse. je suis bien déçu.

renseignez-vous: la température a cessé d'augmenter et la décrue a commencé.

une lourde erreur: le CO2 n'est pas le gaz à effet de serre le plus abondant, loin s'en faut. c'est la vapeur d'eau, (les nuages) principalement, qui sont la cause de l'effet de serre, bien nécessaire à notre planète.

de plus, les météorologues ont bien du mal, même avec les supercalculateurs dernier cri, à faire des prévisions au-delà de quelques jours, et avec des marges d'erreur... alors prétendre prévoir le temps qu'il fera dans 20 ou 50 ans, c'est vraiment absurde.

la Terre est une machine thermique très complexe que nous comprenons encore très mal. au lieu de raconter des conneries, on ferait mieux de se préoccuper des vrais problèmes: un milliard d'êtres humains souffrent de la faim, 52 conflits armés sont en cours actuellement sur la planète, et le saccage des habitats naturels menace le patrimoine génétique.

pendant que l'on compte bêtement nos grammes de CO2, les banquiers et les affairistes, eux, calculent leurs bonus.
!yeahh!
Le 17/11/2009 à 16h25
riena dire
petaleblanche
Le 09/10/2009 à 22h28
pas grand chose a dire, juste qu'on recolte ce quond ...je suis triste pour mes enfants et j'esperre qu'il en aurront jamais des enfants, tout le monde ce cache le vériter mais tout le monde a peur et ferme les yeux en attente que mere nature agisse,nous les hommes ne merritons pas cet planete on es tous des laches personne ne ferra rien, et tout le mondes attent juste de savoir si il va survivre a la destuction de la planéte?
lamenocturne
Le 03/08/2009 à 23h54
Desoler si je vais paraitre un brin agressif mais voila tout ce que je redoute, les meme dires que tout les autre sauf ce qui cherche vraiment.



Deja 0.6 degré au cours du XXeme siéclé, il serait interessant

de constater que pendant la grande industrialisation aprés la seconde guerre, bizarement la temperature a chuté, alors que c'est surtout là que les emission se sont faite, et que la grosse monté se situe au niveau de la 1ere.



De plus, des periodes de grand changement au nvieau des temperatures, il y en a déja eu, et des temperatures bien plus chaude, notament chez nos amis sauriens, ou ils faisait prés de 10° de plus qu'a l'heure actuel.



Je t'invite si ce n'est déja fait, à consulter des vieille archive de plusieur grandes epoques et de plusieurs scientifiques afin de t'assurer que les dires sont bons pour une meme epoque, aprés c'est sur on peut toujour se dire qu'il se mentait tous et s'aveuglais sans la grande technologie.



Je t'invite aussi a etudier l'epoque carbonifere.
Serge Boisse
Le 19/06/2009 à 16h54
Pour seth hofman :

Apprends d'abord à écrire en français correct, après on pourra discuter. Le style SMS, ras le bol ! De plus crois-tu vraiment que tes propos apportent quelque chose au débat ?
Serge Boisse
Le 17/06/2009 à 20h41
Pour "folie pure" :

alors là, non ! Le suicide collectif n'est qu'un moyen (radical !) de faire l'autruche, alors que ce qu'il faut, c'est ouvrir les yeux, et prendre notre destin en main ! L'AVENIR EST CE QUE NOUS EN FAISONS. Nos enfants nous jugerons, tout comme nous jugeons nos ainés. Mais il n'est pas facile de discerner la vérité dans le fatras d'informations idiotes ou fausses dont nous sommes submergés quotidiennement... Nous devons apprendre à nos enfants à chercher les bonnes infos, et à être critiques ! C'est une compétence vitale pour survivre dans la société de l'information.
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